Football, Hand, Basket, Hockey: un week-end…des réactions
Si les clubs Cherbourgeois n’ont guère été inspirés ce week-end, à contrario des Glacériennes qui demeurent elles sur leur nuage, il n’en va de même pour leurs coaches, pour le moins prolixes et peu avares de confidences. Jean Marie Huriez confie notamment que la venue d’un buteur est conditionnée par un investissement de 20 000€, quant à Virgile Mariette, entraîneur du NC’Hop, l’incertitude liée à l’avenir de la patinoire Chantereyne contribue selon lui un peu plus à déstabiliser ses Vikings. Réactions
Cherbourg-Ardres: 71-77
“Je n’ai malheureusement pas de lapin à sortir de mon chapeau”
Serge Gregorieff: “il faut bien convenir qu’on a ce soir (samedi) réalisé une très mauvaise opération au classement. Dans notre situation, s’incliner face à la lanterne rouge, à laquelle je tiens d’ailleurs à rendre hommage pour sa prestation, complique bien sûr sérieusement la tâche. Alors, oui, maintenant, ça va devenir de plus en plus dur, mais il reste neuf matches à jouer, et le challenge qui se profile me tient trop à coeur pour pour ne pas imaginer tout mettre en oeuvre afin de le relever. Nous avons prouvé dans un passé récent que nous étions capables de produire un bon basket, que ce soit face à Gravelines ou a Calais. Cela a même été le cas sur cette rencontre, puisque nous avons à un moment compté 18 points d’avance.
Malheureusement, nous sommes actuellement dans une dynamique d’échec, il suffit de peu de choses pour que la machine se grippe. Dans le second quart, Ardres est passé en défense de zone, et parallèlement, nous avons eu la mauvaise idée de combiner manque d’efficacité offensive et relâche défensive. D’un coup, l’équipe s’est d’elle-même remise en situation d’échec, car le sentiment de peur de perdre est bien trop prononcé, et il touche absolument tout le monde: les joueurs sont verrouillés par le stress.
Désormais se pose de fait la question: comment allons nous pouvoir y arriver si nous ne sommes pas en mesure de l’emporter face au dernier de la poule. La réponse passe par la métamorphose individuelle de certains joueurs, même si j’entends bien que ce scénario qui se répète au fil des saisons, où nous nous retrouvons à lutter pour notre maintien, peut s’avérer usant pour ceux qui sont ici depuis quelque temps maintenant. Cependant, il n’y a pas d’autre alternative, étant donné que nous allons dorénavant disputer des matches à la vie, à la mort, et que je n’ai malheureusement pas de lapin à sortir de mon chapeau”.
Saran-Cherbourg: 34-26
“Retrouver le rythme”
Philippe Lepoittevin: “cette défaite constitue tout d’abord une profonde déception, car l’équipe n’a pas affiché un visage conquérant comme à son habitude. On a en fait surtout pâti d’une très mauvaise entame de rencontre, puisque nous nous retrouvons rapidement menés 5 à 0. Ceci s’explique en partie par un certain temps d’adaptation auquel il nous a fallu consentir après un mois et demi sans avoir disputé le moindre match officiel. Après, cela a été légèrement mieux. Nous sommes revenus à 4, puis 3 buts de Saran, mais les blessures de Simon Maillard en première période, puis celle d’Hamdi Mizouni lors de la seconde, nous ont trop compliqué la tâche, d’autant que l’équipe a encore trop souvent confondu vitesse et précipitation lors de phases de jeu où nous étions pourtant en situation de supériorité numérique. Et puis Moez, que l’on retrouvait dans les buts de Saran, a souvent réalisé les bons arrêts au bon moment. Il nous faut désormais retrouver du rythme afin d’être prêt face à Lormont dimanche prochain, et afin aussi de mieux incorporer Szolt dans nos shemas tactiques”.
Viry-Cherbourg: 9-1
“Moralement, on n’est pas bien”
Virgile Mariette: “on est complétement passé au travers. Dans le premier tiers, on encaisse un 5-0, et derrière, c’est comme s’il n’y avait pas eu la moindre réaction. On aurait presque dit que l’on servait de sparing partner à cette équipe de Viry. Je pense que quelque chose s’est cassé après la défaite la semaine passée face à Wasquehal, car moralement, il ne faut pas se le cacher, ça devient très difficile. Ca l’est d’autant plus que les incertitudes qui concernent l’avenir de la patinoire trottent inévitablement dans la tête de certains joueurs. Ca n’est pas pour autant que les gens doivent croire que, parce que la patinoire peut être appelée à fermer, alors l’équipe n’en a plus rien à foutre. Non, on perd parce qu’on est pas bien, tout simplement. Il reste cependant sept matches encore à disputer dans cette première phase, et ça n’est pas en ramassant lors de ces sept dernières rencontres que l’on va se mettre dans les meilleures conditions pour jouer les play-down. Car même si ça n’est pas encore fait mathématiquement, il faut aussi savoir un moment faire preuve de réalisme: il faudrait plus qu’un miracle maintenant pour que nous les évitions. Alors durant la semaine, nous allons nous parler, entre nous. Essayer de percer l’abcès pour tâcher que ne se reproduise plus des non matches comme cela a ce soir (samedi) été le cas”.
Ivry - Cherbourg: 1-1
“Sans l’apport d’un nouveau joueur, c’est du 50-50 avec Orléans et la Vitréenne”
Jean Marie Huriez: “on peut considérer que c’est un bon match nul, même si je pense que nous avions la place pour ramener un résultat meilleur encore. Nous avons tout de même eu six grosses occasions de but, notamment cette frappe sur la transversale à la 83′. Mais voilà, le constat revient comme à l’accoutumée. Il nous manque un buteur. J’ai donné plusieurs pistes en ce sens à mes dirigeants, mais pour parvenir à nos fins, il nous faut trouver 20 000€. C’est le budget à consentir pour faire venir ce joueur durant les cinq mois qu’il reste d’ici à la fin de championnat. On sera de toute manière rapidement fixé puisque le marché des transferts se clôt dimanche prochain. Dans l’hypothèse où nous n’y arriverions pas, j’estime à 50-50 avec Orléans et la Vitréenne nos chances de montée. Il reste 17 matches à jouer, soit 68 points à prendre, c’est énorme, et bien suffisant pour combler l’écart qui nous sépare aujourd’hui de ces deux clubs.
Si, en revanche, nous parvenons à enrôler cette “perle rare”, j’estime alors bien supérieures nos chances de montée. Quand on voit une équipe comme Mantes, qui a en ses rangs un garçon comme Kahlid Souhayli, lequel a à lui seul inscrit 10 des 18 buts marqués par Mantes à ce jour, je me dis que nous, avec ce genre de joueur et au regard du nombre d’occasions que nous nous créons dans un match, on s’assurerait presque à coup sûr, un bon nombre de points supplémentaires dans l’escarcelle”.
La Glacerie-Mondeville: 70-66
“L’état d’esprit de cette équipe est irréprochable”
Yann Volmier: “on a cette fois produit un vrai match de 40 minutes, dont 33 d’un tonneau quasi exceptionnel. La performance mérite d’autant plus d’être relevée, que Karolina Cybulska mis à part, les joueuses Mondevillaises étaient sans quoi bien mieux armées physiquement, mais il règne un tel état d’esprit au sein de mon groupe. Les filles ont d’ailleurs tellement envie de bien faire, qu’à la fin de la rencontre, je me suis un instant demandé si je ne m’étais pas trompé de vestiaires lorsque j’ai pénétré dans le nôtre, tant les filles paraissaient déçues de ne l’avoir emporté que de 4 points à l’arrivée. Cela en dit tout de même long sur le critère d’exigence de cette équipe. Alors, c’est vrai, on a un instant mené de 2O points et avec ses seuls 4 points, nous ne récupérons pas le panier average. Bon, on n’a pas eu la cerise sur le gâteau. Mais l’essentiel est bien là, cette dixième victoire de rang qui fait que, à l’exception de Pleyber Christ, nous avons passé en revue toutes les équipes de ce championnat.
L’équipe récolte les fruits de son travail, c’est aussi simple que ça. Car, quitte à se répéter, j’ai vraiment la chance de disposer d’un groupe dont l’état d’esprit est tout à fait irréprochable, et j’entends bien tout le groupe, c’est à dire les douze joueuses qui sont présentes lors de chaque entraînement. Car ces joueuses, elles n’ont qu’une envie: progresser ensemble. Cela se retrouve d’ailleurs lors de nos séances qui sont parfois bien plus dures que certains matches. Cela explique aussi pourquoi tout le groupe est à niveau, et que les vérités d’un match ne sont pas nécessairement celles des autres. Il peut arriver que telle ou telle soit moins bien sur une rencontre, et ce sont alors les autres qui prennent le relais. Et lorsqu’il arrive qu’une joueuse rencontre quelque difficulté et qu’elle fait un passage plus long sur le banc, ça n’est jamais en rechignant, car le bien de l’équipe passe avant tout pour chacune d’entre elles.
Il reste à présent huit matches à disputer, et si nous sommes vraiment sur la bonne voie, grâce aussi à cet extraordinaire public qui nous suit et nous exhorte chaque dimanche à faire plus d’efforts encore, il ne faut pas non plus oublier que nous n’avons pour l’heure rien gagner. Il n’est donc pas temps de relâcher la pression, pas maintenant, parce que je crois que si nous devions manquer la montée, ce serait devenu très dur à avaler. Dans cette optique, l’affrontement à venir dimanche prochain, entre Coulaines et Mondeville peut, en cas de défaite de Mondeville, nous donner un coup de pouce supplémentaire, même si de notre côté, nous savons pertinemment devoir d’abord compter sur nous-mêmes”.
Propos recueillis par P. Robert
Tags: Basket, Football, hand, hockeygregorieff, huriez, lepoittevin, mariette, volmier
26 janvier 2010 à 13:22
Bonne idèe que ce condensé de news sur plusieurs sports.
A renouveler